Sidari occupe le nord-ouest de Corfou, à une petite heure de route de l'aéroport. On y a posé nos valises une semaine, à deux, avec l'envie de nager beaucoup et de ne rien planifier. Avant de partir, je me demandais que faire à Sidari au-delà de sa plage, et la réponse a largement rempli la semaine. Le village vit entre une longue bande de sable et des falaises de grès blond que la mer a sculptées en criques. Quand on travaille toute l'année, ces vacances-là reposent pour de bon, parce que tout se joue dehors, dans l'eau, face aux couchers de soleil. Voici de quoi remplir tes journées, du canal de la légende aux îles d'en face.
- La légende du Canal d'Amour se nage à deux, viens tôt le matin pour l'avoir au calme.
- Le coucher de soleil se regarde depuis les falaises de Péroulades, arrive en avance pour te garer.
- Les bateaux pour les îles Diapontines partent du petit port à la journée, réserve la veille en été.
- Le cap Drastis se rejoint à pied depuis Péroulades, laisse la voiture avant la piste.
- L'eau de la grande plage reste peu profonde sur une belle distance, parfaite pour nager tranquille.
Le Canal d'Amour, la légende qui se nage à deux
À quelques minutes à pied du centre, le Canal d'Amour est le décor le plus célèbre de Sidari. La mer y a creusé un couloir étroit entre deux parois de grès blond, bordé de criques et de grottes marines. La légende promet aux couples qui le traversent à la nage un amour qui dure toujours. On y croit ce qu'on veut, la traversée reste un beau moment à partager.
Viens tôt le matin, quand l'eau est lisse et la lumière encore douce. Le canal est alors presque désert, et la nage n'en est que plus agréable. Une pièce jetée dans l'eau avec un vœu fait aussi partie des traditions du lieu, pour sceller la légende sans se mouiller.
La baignade au canal, en deux précautions
L'eau devient vite profonde par endroits et des rochers affleurent sous la surface, alors entre doucement et repère les fonds. La roche tendre s'effrite avec les années, c'est elle qui sculpte ces formes superbes. On nage, on ne saute pas depuis les falaises, des panneaux le rappellent sur place.
La grande plage de Sidari, l'eau qui chauffe vite
Le village s'étire le long d'une plage de sable de près de deux kilomètres, à l'eau peu profonde sur une belle distance. Elle chauffe vite dès le début de l'été, et on y nage longtemps sans effort. Le matin, la baie est calme, parfaite pour des longueurs à deux avant le petit-déjeuner.
L'après-midi, la plage prend son rythme de vacances, transats, paddle et pédalos selon l'humeur. Installe-toi vers l'ouest si tu cherches du calme, le sable y est bordé de petites avancées de grès. Reste pour la fin de journée, la lumière rase sur la baie vaut le déplacement à elle seule.
Les criques de grès, la thalasso sauvage du matin
Entre la grande plage et le canal, la côte se découpe en criques abritées, creusées dans la même roche blonde. Chacune forme un bassin naturel où l'eau se réchauffe plus vite qu'au large. C'est le coin idéal pour la nage du matin, quand la mer est d'huile et les serviettes encore rares.
L'argile tendre qui affleure par endroits a une réputation locale de soin de peau. Amuse-toi si l'envie vient, sans lui prêter de pouvoirs, le plaisir tient surtout au geste et au bain qui suit. Une nage, un peu de soleil, et la journée commence exactement comme il faut.
Le cap Drastis, la marche vers les falaises blanches
À un quart d'heure de route vers l'ouest, le cap Drastis ferme la pointe nord-ouest de l'île, sur la commune de Péroulades. Ses falaises blanches plongent dans une eau turquoise, découpées en éperons et en criques que l'on domine du sentier. C'est le paysage le plus spectaculaire du secteur, et il se gagne en marchant tranquillement.
Laisse la voiture là où le goudron s'arrête, à la sortie du village, puis suis la large piste qui file vers le cap. Compte une vingtaine de minutes d'une marche facile, presque plate. Emporte de l'eau et une casquette, l'ombre se fait rare en été.
Loggas et les falaises de Péroulades, le rendez-vous du soir
Le village de Péroulades garde un autre trésor, ses falaises plein ouest qui dominent la plage de Loggas. En contrebas, une bande de sable étroite s'étire sous la paroi claire, accessible par un escalier raide. Là-haut, la vue file sans obstacle jusqu'à l'horizon, et le soir venu, le spectacle commence.
Les habitants l'appellent la plage du coucher de soleil, et le moment attire du monde au cœur de l'été. Arrive un peu en avance pour te garer et choisir ton bout de falaise. À deux, avec de quoi grignoter, c'est le genre de soirée qui reste en mémoire longtemps.
Une journée en mer vers les îles Diapontines
Depuis le petit port de Sidari, des bateaux partent à la journée vers les îles Diapontines, Erikousa, Othoni et Mathraki. Ce sont les terres les plus à l'ouest de la Grèce, restées simples et peu construites. La sortie occupe la journée entière, entre navigation, baignades et pauses sur les plages.
Othoni séduit par ses grottes marines et son bleu profond, Erikousa par son sable doré, Mathraki par son calme. Glisse le masque et le tuba dans le sac, les fonds se prêtent bien à l'observation. En plein été, réserve la veille, les places partent vite.
Agios Stefanos, la plage voisine pour une journée douce
À huit kilomètres de Sidari, Agios Stefanos est un ancien village de pêcheurs devenu une station paisible, rattachée au village d'Avliotes. Sa longue plage de sable fin garde une eau claire et peu profonde très loin du bord. On y passe une journée entière sans voir le temps filer.
L'endroit se prête aux longueurs tranquilles, à la marche le long de l'eau et à la sieste à l'ombre. Le petit port ajoute son animation douce, avec des départs en mer selon la saison. Une belle option quand tu as envie de changer de baie sans faire de route.